De 0 à 500 visiteurs par jour, retour sur un référencement presque trop facile

Je vais vous parler d’un lancement trop beau pour être vrai, d’un site Web passé en moins d’un an de 0 à 500 visiteurs par jour avec un effort minimal, qui a résisté à Panda et Penguin, et qui s’enrichit tout seul par les contributions des utilisateurs.

Une courbe de croissance comme on les aime

Ce site, c’est CommentReparer.com, forum d’entraide pour la réparation. Réalisé de mes mains par conviction écologique et lancé en avril 2011, ce site est inspiré de sites de questions réponses à succès (Yahoo Answers, Stackoverflow.com ou Commentcamarche.net) en se spécialisant sur les demandes de réparations d’objets courants : électroménager, électronique, etc. Il comporte aujourd’hui plusieurs centaines de fiches de réparations et regroupe une petite communauté assez militante, notamment sur Facebook.

Il constituait pour moi un excercice de SEO : faire venir suffisamment de visiteurs au démarrage du site pour alimenter la base en questions-réponses qui constitueraient du matériau de « longue traîne » pour le référencement à moyen-long terme. Et bien sûr, je ne voulais pas dépenser un kopek en marketing pour ce projet conçu bénévolement en parallèle de mon job principal. Parce que côté business model, c’est simple : il n’y en a pas. J’ai tout juste installé un encart publicitaire (rectangle Google Adsense) dans le seul espoir de payer l’hébergement du serveur. Bref, un site qui ne rapporte pas d’argent. Ce qui ne signifie pas qu’il n’y a rien à en apprendre pour le référencement d’un site à vocation commerciale…

Voilà pour le contexte.

L’optimisation du site

La première étape a consisté à « préparer » le site pour le SEO. Balisage sémantique des pages, découpage en fiches individuelles, titres « riches », meta descriptions personnalisées contenant le début de la réparation, architecture des rubriques, publication d’une sitemap permettant l’indexation en profondeur des pages : tout l’attirail classique du référenceur a été intégré.

A l’heure de Penguin, la qualité et l’utilité du contenu tendent à devenir le principal déterminant du succès d’un site, en matière de satisfaction de l’utilisateur aussi bien que de référencement. Une obligation rendue particulièrement délicate lorsque le contenu est produit par les utilisateurs et que le responsable du site n’a pas de contrôle sur les mots-clés, le style rédactionnel ou même la pertinence des réponses.

Ainsi, si le site semble « vivre tout seul », un gros travail a été nécessaire pour contrôler et améliorer la pertinence du contenu, à différents niveaux :

    • Une thématique ciblée : pas d’ambiguïté, le site est dédié aux demandes de réparation pour les appareils courants, et cette focalisation est renforcée partout où l’utilisateur peut contribuer. L’appel à l’action n’est pas constitué de termes génériques comme « posez une question » ou « créer un sujet » mais « demander une réparation ». Les catégories sont restreintes aux thématiques principales que l’on souhaite aborder : électroménager, jardinage, électronique, etc. On évite ainsi que des internautes se croient sur le mauvais site (forum de cuisine, hardware informatique) et publient des messages hors sujet. A la clé, un contenu plus pertinent.

    • Des champs obligatoires : un titre d’une ligne et une description suffisent pour poser une question. Pour proposer une réparation, il faut être plus précis : degré de difficulté, coût du matériel, outillage nécessaire, description de la réparation, et précautions à prendre. Ces données « structurées » garantissent une qualité « minimale » de chaque fiche réparation.

Des formulaires incitant à la précision

  • Des incitations à mieux saisir : des commentaires s’affichent en rouge sous chaque champ de saisie pour insister sur les précisions attendues. Le demandeur a-t-il bien précisé la marque et le modèle de son appareil ? Son âge ? Les réparations effectuées ? Certains visiteurs ne tiendront pas compte de ces commentaires, mais dans l’ensemble, la plupart s’y plient et fournissent des informations utiles.
  • Un antispam : au bout de quelques mois, le site a fait l’objets de milliers de messages de spam. L’ajout d’un champ INPUT invisible aux utilisateurs et rempli uniquement par les robots a diminué de 90% le spam. Pour le reste, un filtre de modération basé sur la présence d’url (http://) dans une question a permis de bloquer l’ensemble des tentatives… en attendant une nouvelle attaque !
  • Une relecture manuelle : malgré toutes ces précautions, j’ai dû faire un travail d’édition ponctuel pour corriger un certain nombre de fautes d’orthographe, mais cela n’a pas été systématique, par manque de temps. J’opterai dès que possible pour un correcteur orthographique intégré lors de la saisie pour limiter la casse à la source.

Premiers jours : le bac à sable

Pour ne pas ouvrir une boutique vide, j’ai alimenté moi-même les premières fiches réparations avec des exemples de casse qui s’étaient réellement produits autour de moi, sollicitant toute ma famille pour trouver des problèmes et leurs solutions. Cafetière, tondeuse, lave-vaisselle ont ainsi été les premières réparations en ligne, sous des pseudos d’emprunt. J’ai rédigé quelques pages de contenu (guide pratique traduit de l’anglais, listes d’adresses de sites utiles) pour créer une base.

J’ai ensuite tiré profit d’un petit budget Adwords de 100€ qui m’a permis de faire venir quelques centaines de visiteur dès les premiers jours du site. Ce n’était pas « rentable » (le coût d’acquisition d’un visiteur étant 100 fois supérieur au revenu publicitaire attendu) mais c’était un atout indéniable pour se lancer en partant de zéro.

J’ai alors démarré le référencement proprement dit, d’abord en créant un compte Twitter CommentReparer, qui m’a permis :

  • de suivre des webmasters de sites et blogs dédiés au développement durable, pros ou amateurs (et d’être suivi par une petite moitié d’entre eux en retour)
  • de suivre des profils de journalistes experts en développement durable (idem)
  • de faire de la veille sur l’obsolescence programmée ou l’éco-conception et de retweeter les messages les plus pertinents
  • de publier des liens vers les réparations les plus intéressantes que j’avais repérées sur le site

Un plan média inattendu

Assez vite, un journaliste de Terra Eco que j’avais suivi via Twitter m’a contacté pour me demander une interview, intrigué par le concept de mon site. Et ce fut alors le début d’une longue campagne de médiatisation totalement inattendue, et par ailleurs absolument pas adaptée au SEO : un premier article sur le site Terra Eco (sans lien), puis sur le magazine papier, des articles sur papier dans Réponse à tout, Le Nouveau Consommateur, La Croix, Pleine Vie, Version Fémina, à la radio sur RFM, et même des citations dans Télématin.

Alors que j’avais prévu un référencement naturel pour grimper de manière anonyme dans les requêtes Google, je me retrouvais à faire des interviews et à voir mon nom cité partout dans les revues écolos. Et pas un lien à l’horizon ! Résultat : le trafic variait par pics au gré des apparitions (un passage à télématin le samedi à 7h, c’est 1000 visiteurs d’un coup) mais replongeait à la fin de la parution.
Le public de ces médias n’était pas spécifiquement « connecté » (pas de blog, pas de compte Twitter) et donc peu enclin à faire des liens, en dehors de quelques mentions sur Facebook (qui n’ont pas d’impact notable sur le positionnement Google). J’ai alors décidé de créer une page Facebook pour capitaliser sur les retours sympathiques.

Mais je voulais des liens, alors j’ai décidé de faire ce qu’il fallait pour les obtenir.

Le netlinking

C’est en démarrant la recherche de liens proprement dite que j’ai dérivé vers un nouveau projet : créer un outil de référencement, LinkBuilder. J’avais commencé par définir une dizaine de mots-clés (réparer, réparation, bidouillage, récupe, bricolage, etc) et je cherchais à identifier tous les blogs, annuaires, sites d’actualités et autres forums où je pourrais obtenir des liens. Non seulement cela nécessitait de lancer des requêtes extrêmement répétitives (que j’ai réussi à automatiser avec Outwit Hub), mais je me retrouvais à la fin avec un tableau Excel rempli d’une liste interminable de centaines de milliers de liens. Pour diverses raisons, cette liste était inexploitable :

  • je n’avais aucune idée de la valeur de chaque site (Pagerank, MozRank, etc) et donc de leur intérêt en terme de référencement ;
  • les mêmes 30 ou 40 domaines « trustaient » tous les résultats avec des centaines de pages référencées sur des dizaines de requêtes : je n’en pouvais plus des Facebook, Wikipédia et autre Bricovideo.com ;
  • le tableau de 200000 lignes était lourd et difficile à trier/filtrer ;
  • l’envoi de demandes de liens demandait de fouiller chaque site à la recherche de contacts, de copier-coller les infos avec Excel, de faire rentrer dans des cellules des textes de plusieurs dizaines de lignes, etc ;
  • le suivi des demandes nécessitait de naviguer parmi ces milliers de lignes, ce qui était tout sauf pratique.

J’ai donc développé LinkBuilder pour répondre à ces besoins et regrouper dans une interface unique et simple à utiliser tous les outils dont j’avais besoin pour lancer les requêtes, trier les résultats, visualiser leur MozRank, envoyer et suivre les demandes de liens.

Bref, alors que j’étais parti motivé pour ferrer des milliers de poissons, j’ai passé plus de temps à construire une super canne à pêche qu’à pêcher.

J’ai donc privilégié le gros poisson, préférant choisir longuement quels sites j’allais solliciter, et leur concoctant un mail de demande de lien personnalisé (l’appât sur mesure), plutôt que de bombarder à tout va des centaines de sites de moindre importance. Le résultat m’a parfois impressionné, des sites qui ne paient pas de mine envoyant parfois quelques centaines de visiteurs en une journée.

En un peu moins d’un an, je n’ai envoyé que 151 demandes de liens. C’est peu. Moins d’une demande tous les deux jours. Si l’on établit une moyenne à 10 minutes par demande (le temps de parcourir la liste, trouver quelques sites, identifier le plus pertinent, personnaliser le message et l’envoyer), j’ai donc consacré 1500 minutes au référencement, soit 25 heures, même pas une semaine à temps plein.

Le taux de réponse a été exceptionnellement élevé (supérieur à 50%), avec souvent un lien, parfois un refus poli, mais toujours des encouragements pour ce projet qui suscitait l’adhésion.

Mais le plus remarquable, c’est que ces quelques dizaines de « gros » liens obtenus par le démarchage ont fait des petits : un lien sur un site d’actu environnementale assez populaire est souvent suivi d’une éruption de petits liens dans les jours qui suivent, depuis des blogs ou des sites d’actu locaux de moindre envergure. Petits sites qui, au demeurant, ne s’embarrassent pas toujours de subtilités comme le droit d’auteur ou le duplicate content et recopient sauvagement les articles dudit magazine : on est chez les écolos, hein…

Enfin, j’ai surtout référencé la page d’accueil du site plutôt que les pages intérieures. Exceptionnellement j’ai partagé une page de contenu rédactionnel, mais pour celles-ci j’ai plutôt recouru à Twitter ou Facebook qu’au netlinking classique. Je n’ai pas forcé l’approche « longue traîne » dans ma recherche de liens, me disant que je risquais de m’épuiser sur des centaines de pages à faible volume.

Enfin, pour fidéliser les visiteurs, j’ai décidé de tirer parti des e-mails de notification automatiques envoyés aux utilisateurs du site : j’ai ajouté systématiquement en fin d’e-mail des liens vers le compte Twitter ou Facebook.

Le bilan

Au plan de la fréquentation, si l’on exclut quelques pics de centaines ou de milliers de visiteurs ponctuels, le résultat est une montée lente et régulière du nombre de visites sur un an, de 0 à 500 visiteurs par jour (et ça continue). En zoomant un peu, on constate que :

  • le positionnement « brandé » (au nom du site) sur les mots « comment réparer » ou « commentreparer » a fonctionné très rapidement (1ère position) mais ne représente qu’une faible part des visites SAUF lors d’une citation dans un média ;
  • le trafic en provenance de Google a augmenté progressivement pour se stabiliser à 75%. C’est beaucoup, et cela place le site en situation de forte dépendance vis à vis des algorithmes de Google, mais c’est le signe que le SEO a bien fonctionné, donc on ne va pas s’en plaindre ;
  • l’effet « longue traîne » joue pleinement : sur une journée type (535 visites), 417 recherches portant sur 318 mots-clés différents (dont 60 (not provided)) ont amené des visiteurs sur le site, dont 289 n’ont généré qu’une seule visite. Et ces mots clés pointaient vers 195 pages différentes qui ont servi à entrer dans le site. Une diversité appréciable, qui élargit considérablement le périmètre de visibilité du site sur des mots-clés peu fréquents.

Ce qui a fonctionné

Si l’on cherche à comprendre ce qui a fonctionné sur ce projet – pour tenter de reproduire ce succès sur d’autres cas ou simplement pour savoir si c’est applicable – on notera les particularités suivantes :

  1. L’idée : une idée simple, un sujet tendance (le développement durable), des économies faciles, et une petite touche de coup de gueule contre l’industrie, les ingrédients sont réunis pour emporter l’adhésion de la plupart des personnes concernées
  2. Un service utile et gratuit : le site répond à des besoins précis et son design a été pensé pour le rendre le plus simple et pertinent. En outre il est entièrement gratuit et ne comporte qu’un encart de pub
  3. Les contenus : le site s’auto-alimente par les publications des visiteurs. Si cela nécessite un contrôle régulier des contenus produits, on peut mettre des filtres en amont qui assurent une qualité « minimale ».
  4. Un écosystème Web : le développement durable, c’est un écosystème qui fourmille de sites d’actualités plus ou moins professionnels et de milliers de blogs où chacun y va de sa solution personnelle pour sauver la planète. Ceux-ci sont prêts à relayer toute initiative un peu innovante (point 1) et non commerciale (point 2). A noter que pour certains des animateurs de blogs écolos, la simple présence d’un encart publicitaire sur le site est rhédibitoire : il faut adapter son discours à son public.

En complément du contexte favorable, j’ai employé quelques techniques de marketing pour mes demandes de liens qui ont contribué au bon taux de réponse obtenu :

  1. Storytelling : dans mes demandes, je ne me suis pas contenté de décrire le site et de demander un lien. J’ai toujours raconté de manière un peu romancée la naissance du projet (mon coup de gueule contre l’obsolescecne programmée) et l’importance de ce site pour lutter contre l’obsolescence programmée.
  2. Capitalisation : chaque retombée média importante m’a servi dans mes mails de demande pour crédibiliser ma démarche : j’ai eu une interview dans Terra Eco, mon site est cité dans Réponse à tout, déjà 100000 visiteurs… Toute preuve extérieure de l’intérêt de mon site pouvait aider à obtenir un lien.
  3. Entrisme : sur un site listant des initiatives de consommation collaborative, j’ai demandé à être ajouté dans la liste, ce qui fut fait (et par la suite j’ai été intégré dans la mouvance par des membres du Groupe). Il ne faut pas être timide.
  4. Débat : sur des blogs qui abordaient (généralement pour s’en insurger) la question de l’obsolescence programmée, je plaçais un commentaire pour indiquer que mon site proposait une réponse. Vous avez un problème, j’ai une solution.
  5. Promotion : grâce à Twitter et les alertes Google, je surveillais les discussions sur mes sujets clés. Quand un blogueur ou un twittos (influent de préférence, mais pas seulement) disait quelque chose d’intéressant sur ces thèmes, je le mentionnais, commentais, félicitais, en m’assurant qu’il s’en apercevait (dans l’espoir qu’il s’intéressât à mon projet en retour).

Référencer pour les humains

Je m’attarderai sur un dernier point qui me paraît essentiel et explique à mon avis que mon site n’ait pas été affecté par Penguin : j’ai toujours cherché à obtenir des liens « difficiles » (voir cet article en anglais) sur des sites de « qualité » selon les nouvelles exigences du SEO, c’est à dire des sites conçus pour satisfaire un lectorat humain.

Je ne me suis pas contenté de trouver les sites ayant le plus gros PageRank. Je n’ai pas publié des liens sur des annuaires SEO qui ne sont parcourus que par des robots d’indexation ou des référenceurs en quête de backlinks. Je n’ai pas publié des CP par centaines sur des sites qui n’ont aucun intérêt pour un lecteur moyen.

J’ai préféré identifier les sites leaders qui offrent du rédactionnel de qualité. J’ai choisi de passer du temps à comprendre ce qui intéressait le lectorat de chacun de ces sites et leur ligne éditoriale, pour leur envoyer des demandes de liens personnalisées (pas intégralement, mais au moins dans leur titre, leur accroche, bref ce qui allait déclencher l’intérêt chez le rédacteur). Dans certains cas, j’ai répondu à des interviews téléphoniques ou écrites pendant de longues minutes, mais c’est à ce prix que j’ai obtenu certains des liens les plus profitables. A l’arrivée, le « gros lien » obtenu à la sueur de votre front est gratifiant et les relations qu’on tisse sont plus durables (plusieurs journaux ont publié plusieurs articles de suite). Cette démarche « white hat » (je le disais récemment) apporte son lot de satisfactions.

J’espère que ce retour d’expérience pourra inspirer certains d’entre vous pour créer un site à succès. Bien sûr, chaque site est différent, et celui-ci a quelque chose d’unique (un service non commercial ; la bonne idée au bon moment) qui rend difficile de le reproduire tel quel. Mais les principes de base qui ont guidé son référencement son déclinables sur n’importe quel projet. Des contenus de qualité, des liens au bon endroit, une belle histoire : la clé du succès ?

10 mois plus tard…

L’histoire ne s’est pas arrêtée là : dix mois plus tard découvrez comment le site est passé de 500 à 3000 visiteurs par jour, comment le nombre de fans Facebook a explosé, comment un passage télé de 3 secondes a doublé la fréquentation et comment le site a commencé à rapporter de l’argent.

Si ce retour d’expérience vous intéresse et que vous souhaitez mettre en oeuvre d’autres techniques de développement de votre notoriété, vous pouvez télécharger notre guide marketing web complet : développez votre visibilité sur le Web en 30 jours. Attention ça vous coûtera un peu d’argent : environ 10 minutes du tarif horaire d’un consultant en marketing… Abonnez-vous à notre lettre d’info (en haut à droite) pour recevoir les 2 premiers chapitres gratuitement !

46 réflexions au sujet de « De 0 à 500 visiteurs par jour, retour sur un référencement presque trop facile »

  1. C’est bien rare de voir un article sur du linkbuilding de qualité, merci pour l’histoire. Sur une période d’un an et avec un site de qualité, il est tout à fait logique de voir son trafic augmenter tranquillement et durablement.
    Par ailleurs, le site peut maintenant se permettre de mettre en ligne de nouveau contenus par forcément mais qui vont faire bondir le trafic.
    Une seule chose à dire : c’est beau !

  2. Un exemple parfait qui valide l’importance du offline, des RP et du branding dans une campagne de visibilité web et d’acquisition de trafic… et qui impacte le positionnement de façon positive et naturelle.

    Génial cas d’école 🙂

  3. Cet article continue sur la lancée, puisqu’il forme une brique supplémentaire à la success story en popularisant l’outil link-builder : bien vu la stratégie !

    Je pense qu’il y a également un bon facteur « timing » avec des éléments fédérateurs comme la diffusion de plusieurs documentaires sur l’obsolescence programmée depuis l’an dernier et l’engouement pour ce type d’alternative « hack your life ».

    Enfin il ne faut pas tout mélanger : Google Panda agit surtout contre la duplication de contenu ou le caractère « spam » des pages (pas le cas ici puisque contenus et positionnement originaux), et Penguin agit contre la sur-optimisation On-page et Off-site (pas le cas non plus, d’ailleurs les pics de visites « from out of nowhere » suite aux interviews sans liens sont un excellent signe de croissance organique « normale » pour les moteurs).

    Bref, une bonne réflexion en amont et un environnement favorable qui valent toutes les actions SEO pour des projets mal ficelés 😉

  4. C’est un article sympa sur l’évolution de ton projet. Evidemment c’est le déroulement idyllique pour un projet spécifique.
    Le soucis est que pour la majorité des sites « clients » il faut ruser et on ne peut pas toujours effectuer les mêmes démarches

  5. J’adore le « presque trop facile » – Ecoute je ne sais trop que dire jis a part que c’est un tres beau cas d’école – La thématique reste particuliere de meme que le format du site qui rend le ref « longue traine » non seulement possible mais aussi essentiel au trafic et donc a la survie du site.

    Maintenant comme tu le mets en avant dans ton site, un ref longue traine ca ne se fait pas comme ca du jour au lendemain, il faut du contenu deja et on voit que l’acquisition de ce contenu a probablement demandé de longues heures de travail ainsi que de sacré séances de tirage de cheveux. Ensutie il faut des liens pour transférer du jus au pages internes.

    Bref un succes mérité – Bravo!

  6. En cette période de remise en cause de certianes techniques seo, cette article donne un grand bol d’air 😉
    Parce qu’on ne le dira jamais assez mais le référencement naturel viens avant tout du site et de son contenu. Et tu as bien démontré qu’une bonne stratégie de promotion avec un bon site fini toujours par payer.
    Par contre il faut aussi relativisé, pour ton exemple, tu as fait un site informatif répondant aux besoins de nombreux internautes et ceux sans avoir une approche commerciale. On peut dire que tu as bien choisi ta thématique et ton concept vis à vis du marché. Le référencement c’est donc fait tt naturellement 😉
    Mais pour des sites e-commerce dans un secteur concurrentiel c’est autre chose. Et ton approche WH n’a pas bcp de chance d’aboutir au même résultat qu’un site informatif ne vendant rien.
    Chaque stratégie seo est différente en fonction de la nature du site et de son secteur d’activité.
    La tienne à très bien fonctionné et on ne trouve pas bcp d’article récapitulant aussi bien un parcour d’acquisition de lien.
    Je te dit bravo 😉

  7. Près d’un an, c’est long, compte tenu notamment du temps passé, autant sur la mise en place, la maintenance, en particulier en matière de modération. J’ai peine à croire que la publicité du site rapporte assez pour correspondre ne serait-ce qu’au SMIC horaire, compte tenu de la durée du lancement.

    Ceci dit, on ne le répétera jamais assez : le contenu est roi, et le contenu généré par les utilisateurs peut s’avérer optimisé pour le référencement et pertinent sous condition d’encadrer les utilisateurs dans leur rédaction.

    Pour ce qui est de la couverture médiatique, elle semble avoir un impact pour ainsi dire inexistant sur les visites, car malgré de nombreux titres grand public mentionnés, les visites semblent finalement assez rares.

    La stratégie que tu as adoptée pour les liens est une bonne stratégie, mais particulièrement onéreuse. Le contact humain, c’est bien, mais… horriblement cher. Heureusement, il existe des outils qui permettent d’automatiser certaines de ces tâches relatives au tri préalable, même si la plupart des référenceurs les exploitent pour spammer, malheureusement…

    • Un an, ce n’est pas si long si l’on considère que c’est un site « hobby » auquel je consacre aujourd’hui moins d’une heure par semaine. Si j’avais travaillé à temps plein sur ce projet et sa médiatisation, ce temps aurait probablement été beaucoup plus court.

      J’ai bien précisé qu’il n’y avait pas de business model. Non, ce site n’est absolument pas « rentable » pour le moment et ce n’était pas son objectif.
      Si j’avais voulu le rentabiliser et/ou en vivre, j’aurais fait de l’affiliation, noué des partenariats avec des réseaux de réparateurs, mis des pubs un peu plus « envahissantes », organisé des ateliers réparation ou des formations payantes, etc. Bref j’aurais cherché des pistes pour en tirer un revenu sans me contenter d’une bannière publicitaire.
      A noter tout de même que ce site et les contacts noués au fil de son référencement m’ont permis de rencontrer des dizaines de personnes avec lesquelles j’échange aujourd’hui et certaines m’ont consulté pour réaliser leur site Web. Indirectement, ça pourrait donc finir par payer…

      Quant aux médias, j’ai eu des pics à 1000 et quelques visites par jour (1300 pour 10 secondes sur Canal+). Tout dépend de ce que ça représente pour un business. Si tu bosses quotidiennement sur des sites à 10M VU/jour, forcément c’est ridicule. Pour certains (petits) sites avoir 1000 visites par-ci par-là, c’est le jackpot. C’est quoi une « bonne » fréquentation pour toi ? Malheureusement, très peu d’articles de référenceurs donnent des chiffres. J’ai essayé de donner des chiffres pour montrer « de quoi je parle », mais peu de SEO jouent la transparence.

      Merci pour tes critiques constructives !

  8. bien joué! tes explications sur la chronologie du site sont fort intéressantes, le concept est très bon (écologie + économie + entraide + 2.0) pour la création de contenus comme pour le linking naturel, y a de fortes chances que la croissance soit exponentielle si google ne décide pas pour une raison x ou y de te mettre un vilain coup de patte 😉

  9. Encore un bien bel article, avec du concret (merci). Le fait que tu ne sois pas référenceur à l’origine te donne une approche très différente de nous autres, je trouve : tu fais les choses simplement, avec logique et méthode, dans une démarche très white et quali, sans pour autant être particulièrement onéreuse (à l’inverse de Martin, je ne pense pas que ta façon de faire soit plus chronophage ou coûteuse qu’un référencement traditionnel basé sur du CP, de l’annuaire et du spamco, surtout que tu as créé un outil justement fait pour te/nous faciliter la tâche).

    Bref, c’est donc de là que vient Link Builder ? Intéressant ! Suite à ton article, j’ai discuté hier de ton outil (que j’avais un peu testé il y a qq tps) avec un autre référenceur qui m’a fait remarquer que je le vendais vachement bien xD J’ai plusieurs fois dit que j’allais vraiment me pencher de plus près dessus (c’est tjrs long d’apprendre à se servir d’un nouvel outil), donc cette fois c’est la bonne, promis !

  10. Merci pou ce retour plutôt intéressant. Finalement il y a sans doute une part de « chance » dans ça, mais tu as usé à merveille de gros paquet de fondamentaux. Bien joué. Ca me fait pensé que j’ai pas vraiment eu le temps encore de tester la bête.

  11. l’idée du thème du site est bonne et pertinente pour le lecteur, le linkbuildin semble bien fait, l’article clair et détaillé… tu n’as pas rechigné à investir du temps perso, un bon exemple d’idée simple et qui apporte une véritable valeur ajoutée au lecteur. effectivement, il est normal de voir une croissance s’installer durablement sur cet exemple.

  12. Bonjour,

    C’est vraiment rare de voir des article d’une aussi bonne qualité. Génial de voir le détail de cette histoire et j’aime beaucoup ton site et je trouve vraiment le concept sympa. C’est bien de voir comme ta réussi à faire ça avec peut de moyen.

    Bonne continuation.

  13. Très bon retour d’expérience et partage sur ton travail.

    Je pensais voir à l’origine un billet recommandant une quelconque régie publicitaire ou un « tool » assez obscur. Que nenni, du référencement propre, réfléchi et censé.

    C’est, à mon avis, ce qui a fait de ton modus operandi une réalité pratique adaptée à ton cas.

  14. Retour d’expérience très intéressant et complet. En voilà une campagne SEO parfaitement réussie ! Le tout est de trouver le bon filon, le reste n’est qu’une question de motivation et de volonté. Il est bien dommage que ce cas de figure ne s’applique pas aussi facilement pour une nouvelle boutique e-commerce…

  15. J’ai eu un peu le même parcours avec Recruteo.com. Lancer un site gratuit, dans la tendance est couteux à court terme, mais ça peut être un bon plan.
    Le projet peut prendre des dimensions inattendues. Et sur un pur plan SEO, ça peut être une locomotive intéressante.

  16. Eh bien voilà un article hyper intéressant qui nous explique bien la stratégie mise en place.
    Le point que je retiens, c’est bien la création de liens auprès des sites qui sont vraiment de qualité. Tu n’as pas été chercher des liens à tout va, seulement des liens hyper qualifiés sur des sites qui rapportent en prime, du trafic.

    Pour cela, il faut avoir un site à forte valeur ajoutée. Les grands sites t’ont fait un lien parce que « commentrreparer.com », c’est nouveau, c’est du jamais vu dans cette thématique et c’est un beau projet.
    En tout cas, bravo, c’est ce genre d’article qui donne envie de continuer…
    A bientôt,
    Gurvann.

  17. Salut,
    Bravo pour ton site, il est vraiment très bien fait, et puis avec moi tu viens de gagner un visiteur très assidu, car je suis un peu une catastrophe ambulante, presque tout ce que je touche ne fonctionne plus après, donc je sais où venir me rencarder maintenant 😉

  18. Salut,
    C’est une très bonne idée de niche et très utile pour les internautes en tout cas, bravo 🙂
    Je confirme aussi que l’optimisation du site dès le début pour le rendre SEO friendly, c’est de plus en plus important de nos jours, comme ça on part sur d’excellentes bases sans avoir à y revenir en cours de route.

  19. Ping : BlOg'X Office #163 : petit medley du Web | Autour du Web

  20. Bonjour,
    Moi qui suis un novice en la matière, j’ai beaucoup apprécié ta transparence et le retour que tu as donné, c’est très intéressant et instructif. En plus ton idée de site est géniale, j’espère que ça va cartonner.

  21. Votre récit est vraiment passionnant mais je pense que la rapidité de vos actions tient du fait de la spécificité du site que vous proposez. Il y avait très peu ou pas du tout de concurrence en termes de mots clés et donc pour le référencement naturel du site. Pour la même raison, c’était plus ou moins facile d’intéresser le peu de personnes que vous avez contactées puisque là encore c’était de l’inédit et du très utile. Votre parcours montre l’importance d’être original pour se démarquer et bien sûr des connaissances sûres sur le référencement pour que tout fonctionne bien et au plus vite

  22. Salut,

    A vrai dire de 0 à 500 en 1 an c’est un échec sur un site de contenu tel que le tien puisque pour être bien rentable il te faudrait environ 15 000 visiteurs par jour.

    Tout ce que tu as décrit me paraît bien compliqué pour un retour si infime. J’ai un pote qui a lancé un site dont je tairait le nom pour éviter qu’il se fasse sanctionner, il a acheté des liens PR5 et PR6 et son site est passé de 0 à 70 000 visiteurs par jour en quelques mois. Ça lui a pris 5 min en terme de référencement, le retour était immédiat et niveau argent il a dépensé quelques milliers d’euros.

    Le retour c’est un site avec 70K Google par jour et ce mec est millionnaire aujourd’hui. Bref, la méthode « humaine » a encore besoin d’être travaillée pour être rentable.

  23. Merci pour ce retour d’expérience. Tu m’as ouvert les yeux sur certaines actions à mettre en place, très simple, mais auxquelles je n’avais jamais pensé… Comme quoi, partager son expérience peut être très utile aux autres SEO !

  24. Merci pour l’histoire. Tu as effectué un travail intelligent (en termes marketing et seo responsable). Je pense qu’il serait plus difficile de faire un tel linkbaiting sur un site commercial qui par essence n’aurait pas la « noblesse » du tiens. C’est une partie non négligeable de ton process, cette notion de gratuité. Tu as réalisé du marketing communautaire, ce qui à mon sens ne peut se faire que sur des thématiques-passions ou des justes-causes, et non pas sur un e-commerce concurrentiel par exemple.

  25. C’est rare de voir quelqu’un en dire autant sur ses petites techniques et d’être aussi honnête, ça fait plaisir! A bientôt sur le site commentreparer.com alors parce que vu que je suis un Pierre Richard quotidien, je vais vite aller consulter quelques rubriques je pense ^^

  26. Salut,
    Je suis allé sur le site, il a beaucoup de potentiel, j’espère qu’il va continuer à grossir. J’ai trouvé la rubrique « guides pratiques » très sympa et surtout très utile, j’ai mis le site en favoris, ça me servira certainement un jour ou l’autre.

  27. Je trouve que ta stratégie sur Twitter était très judicieuse, le reste aussi d’ailleurs. Même si ton site est particulier, je pense qu’on peut s’inspirer grandement de ta manière de faire. Bon courage pour la suite et bonne réussite!

  28. Le site est sympa, l’idée est sympa, j’ai lu dans une de tes réponses aux commentaires que ton but n’est pas de le rentabiliser actuellement, mais ça pourrait être une bonne chose quand même non? Tu as d’ailleurs bien défini ce qu’il faudrait faire, tu as décidé de quand tu vas t’y atteler vraiment?

  29. Voilà un exemple concret pour lancer un site de bonne qualité. Bravo pour le partage.

    A mon avis, le plus dur pour réussir la même prouesse est de trouver une thématique suffisamment large pour toucher un grand nombre de personnes et suffisamment « de niche » pour apporter rapidement une plus-value. et l’idée de faire intervenir tes proches pour créer les premiers contenus est une excellente idée.

    Pour ce qui est des réseaux sociaux, c’est toujours une stratégie gagnante 😉

  30. j’aime bien ton presque trop facile sans aucune prétention…merci pour ce feddback c’est vrai que ça fait un peu success story quand même…je trouve que tu y as mis tous les éléments pour réussir jusqu’au storytelling donc il n’y avais pas de raisons que ça ne fonctionne pas au contraire…

  31. Ping : De 0 à 500 visiteurs par jour, chronique d'un référencement facile | Webmaster CM pour la gestion de vos communication web en PME ou TPE | Scoop.it

  32. Effectivement, ton article est super intéressant. Ce que je trouve bien c’est que c’est du vécu avec des chiffres, du concret en somme. J’ai lancé mon site il y a tout juste un mois. Bilan : 800 visites sur un mois, et je suis déjà content 🙂 Comme toi ce n’est pas en vue d’être rentable mais d’aider les autres sur la base de mon expérience. J’aimerais un jour arriver à des résultats comme les tiens. BRAVO.

  33. Wow ! En voila un article de qualité (et pas arnaqueur) sur « comment augmenter son nombre de visites » 🙂 Je vais moi aussi essayer de trouver des partenariat de qualité, et, pourquoi pas, recibler mon site uniquement sur un sujet précis (Wii U pour moi…) et peut être même changer le nom de domaine. Qui sait…

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